Le canal
Les chartes de 1070 font 1ere mention du canal qui n’est autre que la Souchez canalisée.
Au début du XVI, le canal de la Deule, qui prend son origine à Billy-Berclau, est prolongé jusqu’à Courrières en passant par Pont à Vendin.
En même temps, la Souchez est aménagée pour la navigation: l’acte de réouverture du canal de lens est signé le 1er octobre 1520. Le canal s’arrète au pied des remparts de Lens et c’est là qu’on vient embarquer les produits de l’Artois pour les diriger vers la capitale des Flandres.
En 1619, les magistrats de Lille et de Lens concluent un accord pour améliorer la navigation de la rivière au canal. Mais peu à peu, le réseau routier s’améliore et les relations fluviales diminuent entre Lens et Lille, qui se tourne vers Arras: Lens perd son traffic et néglige l’entretien du canal.
Le canal a été comblé en 1791 et partagé entre ses riverains. Mais les lensois regrettent leur canal. Plusieurs projets de rétablissement sont alors lancés mais aucun n’aboutit.
Entre 1885 et 1886, après autorisation donnée par le décret du 2 août 1881, le canal est creusé à la demande de la municipalité et de la compagnie des mines de Liévin.
A l’origine, il comportait 4 écluses; son mouillage était de 2.20 mètres et en 1898, le tonnage porté a atteint 577000 tonnes.
Pour développer les infrastructures routières déservant la ville, le canal est définitivement comblé dans les années 1970. Dans son lit, passe aujourd'hui l'autoroute A211.
auteur(s): - Mémoire de Lens -
Dernières modifications le 19 février 2008 à 22h02