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Emile Basly

Lensois d’adoption, Emile Basly a marqué de son empreinte la ville de lens. L’axe principal de la ville porte d’ailleurs son nom et sa statue accueille les visiteurs à l’angle de la route d’Arras et de l’avenue Maës.

Né à Valenciennes, orphelin de père et de mère à trois ans, il commença à travailler à la mine à l’âge de onze ans. Les grèves de 1878 lui fournirent l’occasion de montrer ses qualités d’organisateur. Il y joua un rôle prépondérant qui le fit, du reste, congédier des Mines d’Anzin. En 1882, le syndicat des Mineurs d’Anzin, créé sous son impulsion, le choisit comme secrétaire général. La grève de 1884, suivie avec intérêt dans tout le pays, rendit son nom populaire. Elu député de la Seine en 1885, il est battu aux législatives de 1889. Il opta alors pour une solution de repli en s’imposant à Lens auprès des dirigeants du Syndicat des Mineurs du Pas-de-Calais.

En 1891, il est élu député de Lens comme candidat du Syndicat.
Avec l’autre “ député mineur ”, Arthur LAMENDIN, il fait voter quelques lois importantes, sur les caisses de secours (26 juin 1894), sur les caisses de retraite (29 juin 1894), sur les accidents du travail (1898).

Il devient maire en 1900 et il est surnommé le “Tsar de LENS” (alliance franco-russe). Sous son administration, Lens, passant de 20000 à 36000 habitants, est devenue la capitale du bassin minier. Il ne négligea rien pour y attirer les foules de cette région si peuplée : grandes manifestations, concours divers, inaugurations d’édifices, de monuments.

Il restera à son poste après l’invasion allemande de 1914. Déporté en avril 1917, avec ce qui reste de la population lensoise, il reviendra en décembre 1918. Il devient alors le reconstructeur de la ville de Lens”.

On remarquera plus particulièrement:
-élargissement des chaussées anciennes, nouvelles rues
- reconstruction de l’école Carnot, du groupe Condorcet Campan et de l’école Jeanne d’Arc
- écoles Paul Bert et Berthelot, commencées en 1921
- bibliothèque
- aménagement de terrains de sport
- création de la caisse des écoles afin d’offrir des fournitures scolaires gratuites
- reconstruction de l’hôtel de ville et de l’abattoir
- distribution d’eau potable, installation de la compagnie des sapeurs pompiers
- développement de la distribution du gaz et de l’électricité
- développement de l’axe ferroviaire et agrandissement de la gare
- installation du réseau d’égouts
- lutte contre la tuberculose, installation d’un dispensaire d’hygiène sociale
- consultation des nourissons et reconstruction de l’hopital hospice

Il est mort le 11 février 1928 à son domicile, 12 rue Uriane Sorriaux, d’une congestion cérébrale.

Son corps a été exposé à l’hôtel de ville pendant toute une journée.

Il a été inhumé dans le caveau des Maires de Lens, érigé pour lui, à l’entrée du cimetière Est.

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