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Les lieux de mémoire

Monument en hommage aux morts de la guerre 1870-1871

Il existait autrefois un monument en hommage aux morts de la guerre 1870-1871. Il était situé au cimetière est, à gauche en entrant, là où l’on peut voir un petit triangle de verdure. Il était constitué d’un obélisque supporté par des chaines attachées à des plots (deux sont encore visibles sur la place de la gare). Les noms des enfants de Lens morts durant la guerre étaient inscrits sur les faces de l’obélisque. En 1894, une plaque en l’honneur de Sadi Carnot y a été apposée

Monuments en hommage aux morts de la Grande Guerre

Une grande partie des textes concernant les deux monuments aux morts de la Grande Guerre provient du site internet Mémoires de pierres (http://pagesperso-orange.fr/memoiresdepierre), qui recense la plupart des lieux de mémoire du Pas-De-Calais.

le monuments aux morts de la Grande Guerre

Localisation: rond-point Van Pelt. Initialement, il se situait au carrefour de la rue Lanoy et de l’avenue du 4 septembre et a été déplacé au rond-point Van Pelt en août 1972 (il a alors remplacé le monument en l’hommage à Florent Evrard).

Marbrier : Augustin LESIEUX

Date d’inauguration : 24 mai 1925

Texte de la dédicace : “LENS A ses enfants 1914-1918

Architecte : BARTHELET (architecte de la ville de Lens). Il décrit ainsi son sujet : « Le motif principal du monument est la ville de Lens personnifiée par une femme du peuple aux traits rudes et énergiques, qui, le pied sur une torpille, proteste du bras, en un geste puissamment éloquent, contre l’envahisseur et ses actes de désolation. Sur le socle, à droite, se trouve un Poilu appuyé sur son fusil et regardant au loin l’arrivée de l’ennemi. Derrière, une femme et un gosse s’en vont, baluchon à la main, représentant l’exode, la fuite navrante devant le feu, la faim, l’ennemi, l’exil qu’ont connu beaucoup de Lensois. A gauche, c’est le retour au foyer démoli. C’est le mineur qui revient au logis et retrouve le tout anéanti, brûlé et qui, les mâchoires crispées et les poings serrés, maudit éternellement la haine absurde des hommes qui s’entretuent. La base du monument est orné de bas-reliefs situés entre les trois sujets ci-dessus. Sous l’inscription ‘Lens à ses enfants, 1914-1918 » se trouve une galerie de mine, au boisage brisé, envahie par les eaux. Sur la gauche, au milieu des fils de fer barbelés, un soldat porte secours à un des ses frères d’armes mortellement blessé et sur le motif de droite, le bombardement intensif saccage les usines et les mines »

Coût et financement : Prix forfaitaire de 243.000 francs dont 50.000 furent pris en charge directement par la ville.

le monument aux morts de la compagnie des mines de Lens

Localisation : Aux abords de la cité du n°12, route nationale de Lens à Béthune. A l’entrée du square, une plaque précise que “ce monument et ce square sont placés sous la protection des mines, des mineurs et de leurs familles”.

Marbrier : Gondier-Rombaut (Jeumont)

Architecte : Pierre SCHMIT (architecte de la compagnie des mines de Lens)

Date d’inauguration : 4 octobre 1925, en présence de Félix Bollaert, président du conseil d’administration, Ernest Cuvelette, directeur général, M. Couhé, député. La date de l’inauguration rappelait un double anniversaire. En effet, Lens était occupé le 4 octobre 1914 et libéré le 4 octobre 1918.

Le monument comporte 48 plaques de marbres portant les noms de 906 morts au champ d’honneur ou victimes civiles.


Voici comment le journal l’Avenir de Lens du jeudi 8 octobre 1925 rapporte la cérémonie d’inauguration du monument aux morts des mines de Lens:

La société des mines de Lens a solennellement honoré ses morts pour la France, dimanche, en inaugurant un superbe monument, œuvre de M. Schmitt ingénieur des mines de Lens, et Gaudier-Rombaut, sculpteur à Jeumont. Ce monument a été érigé sur un terrain aux abords de la grande cité du n°12, à l’angle du chemin de la fosse et de la route nationale de Lens à Béthune ; il est composé d’une haute pyramide de pierre bleue portant des attributs de mineurs en bronze. Sur les face du socle sont inscrits les noms des ingénieurs, employés, ouvriers et retraités des mines de Lens tombés au champ d’honneur de 1914 à 1918. le tout est entouré de parterres de fleurs et de parcs gazonnés qu’enclot une balustrade. A neuf heures du matin, MM. Félix Bollaert, président du conseil d’administration, et Cuvelette, directeur général des mines de Lens, entourés des ingénieurs et chefs de service, procédèrent à l’inauguration de la plaque commémorative aux anciens élèves de l’école du n°12 ; la musique de cette cité et diverses sociétés rehaussèrent de leur présence l’éclat de cette manifestation du souvenir. Dans la matinée, des messes furent dites dans chaînetières des communes où résidaient les ingénieurs, employés et ouvriers de la société des mines de Lens morts pour la France. A dix heures, une grand’messe fut chantée à l’église Saint-Edouard en souvenir de tous les héros mineurs. A onze heures, M. le chanoine Régent, aumônier militaire du 1er corps d’armée, officier de la Légion d’honneur, procéda à la bénédiction du monument aux morts au milieu d’une foule nombreuse et recueillie, dans laquelle se trouvait tout le haut personnel de la société des mines de Lens. A trois heures eut lieu l’inauguration officielle du monument.

Détail gravure

Les sociétés avec leurs drapeaux et bannières sont massés autour du monument, ainsi que les familles des morts ; puis dans les tribunes spécialement aménagées prennent place MM. Bollaert, président du conseil d’administration ; Descamps, vice-président ; Wallart, Bigo, Jules Tacquet, administrateurs ; Cuvelette, directeur général ; Buchet, sous directeur ; Verrier, Guinamard, Brachet, Coulon, Hanicotte, ingénieurs en chef des mines ; le chanoine Régent, aumônier militaire du 1er corps d’armée ; le chanoine Henneguet ; Couhé, député du Pas-de-Calais ; Lefebvre, président de la société des médaillés des mines de Lens ; de nombreux ingénieurs des mines voisines et de Lens, etc. Un garde à vous est sonné ; le moment est solennel ; tout le monde se découvre ; le voile tombe et le monument apparaît, salué par les accents de la Marseillaise exécutée par l’harmonie des mines de Lens. M. Bollaert, président du conseil d’administration, fait la remise du monument et prononce le discours ci-dessous : « mes chers concitoyens, en érigeant ce monument, la société des mines de Lens veut célébrer et magnifier les neuf cents héros, ingénieurs, employés, ouvriers et retraité, qui ont payé du sacrifice de leur vie la défense du territoire de la France et que dieu a rappelés en son sein. Dans un concours tout familial et en union sacrée, nous saluons, en cet instant, le geste magnifique par lequel ils se sont donnés tout entiers à la plus sublime des causes. Et, vous le voyez, ce monument de la reconnaissance s’élève à l’endroit où ceux des nôtres qui furent dans la nécessité de fuir Lens envahi, se virent protéger dans leur retraite vers Béthune par nos vaillantes troupes qui opérèrent une fière résistance à la masse énorme des envahisseurs. Octobre 1914, il y a onze années date pour date ! Quel terrible et émouvant spectacle… et puis l’occupation longue et sinistre de Lens et de nos exploitations. Aujourd’hui, après des miracles d’énergie et sous l’impulsion tenace d’un chef génial, auquel je rends publiquement hommage, les collaborateurs de tout ordre de la société ont réussi à relever des ruines défiant toutes description. Il importait donc qu’au centre des cités ouvrières reconstruites près des fosses remises en état d’extraction, ces héros, ces chers morts qui n’ont pu apercevoir la victoire, but de leu courage ; eux dont la mémoire n’a pas quitté nos cœurs fidèles, fussent solennellement le pieux objet de la reconnaissance de tous. Oui, immense est le trésor des remerciements dus à ces grandes victimes du devoir qui nous ont sauvés. Il est assurément digne d’être perpétué dans nos cœurs par l’appel vibrant de leurs noms glorieux, et notre admiration pour eux est égale aux regrets qu’ils nous inspirent. Au nom du conseil d’administration de la société des mines de Lens, je déclare ce monument inauguré et je le remets à la vigilante garde de notre éminent directeur général, Ernest Cuvelette. Je le place également sous la protection jalousement dévoués des familles de nos morts, afin que leur mémoire, sous cette double sauvegarde, reste environnée de respect et préservée de l’oubli. Et tous nous dirons, unis : « ah ! que vive à jamais notre patrie bien aimée, la belle et grande France ! ». Le vibrant discours de M. le président du conseil d’administration fut écouté respectueusement par une foule émue.

Détail arrière

M. Ernest Cuvelette, directeur général des mines de Lens, parla au nom de la grande famille des mines de Lens. Il assura que le monument avait été élevé non seulement à la mémoire des ingénieurs, employés, ouvriers et retraités, mais aussi à leur gloire. Il associa en terme très émouvant, les victimes civiles aux victimes militaires de la Grande Guerre. M. Cuvelette, exaltant le devoir et la reconnaissance que chacun doit aux morts de la patrie, s’écria : « nous leur devions de relever rapidement nos ruines grâces au labeur énergique des populations du Nord ; cela fut accompli assez rapidement, et c’est pour cela que nous avons eu à cœur de reconstruire les maisons où ils étaient nés, les cités qu’ils avaient habités, les mines où ils avaient travaillé ». il termina e adjurant la foule d’être unie toujours étroitement pour la grandeur de la patrie comme les morts l’ont été pour la défendre. Puis, eut lieu l’appel des morts par l’association des mutilés et anciens combattants de Lens, au milieu d’un silence religieux interrompu par la réponse répétée après chaque nom : « mort pour la France ».

Monuments et plaques en hommage aux morts de la seconde guerre mondiale

plaque en hommage aux morts de la Compagnie des Mines de Lens

Localisation: jardin public Bollaert.

Voici le texte qui y est gravé:
En hommage à nos Camarades victimes du devoir
11 août 1944
La Coopérative des O. et E. des Mines de Lens.

le monument aux victimes du bombardement du 11 août 1944

Localisation: place Saint-Léonard.
Inauguration: 19 octobre 1958
Sculpteur: Coëtlogon

Ce monument a été érigé grâce à la mobilisation des habitants du quartier qui avaient réalisé diverses manifestations et collectes.

plaque en hommage à Charles DEBARGE, Moïse BOULANGER et Marcel LEDENT

Localisation: Pont Césarine

Texte: “Ici, le 11 avril 1942, les trois mineurs Charles DEBARGE, Moïse BOULANGER, Marcel LEDENT, fondateurs des FTPF dans le Pas-de-Calais ont abattu deux soldats hitlériens. La population lensoise n’oubliera jamais ses héros

Le 11 avril 1942, une sentinelle allemande est victime d’un “attentat” commis par des résistants. L’autorité militaire allemande propose une somme de 5.000 francs pour la dénonciation des auteurs de l’attaque. Le 14 avril, 35 otages sont fusillés, dont 20 en représailles de l’attentat du 11. Le 27 juillet 1944, une autre sentinelle est abattue

plaque en hommage à Jean LETIENNE

Localisation: cimetière Ouest de LENS.

Jean LETIENNE était cheminot à Lens. Résistant, il se régugie en mai 1941 à Paris pour échapper à la police. Arrêté, il est fusillé au Mont Valérien le 11 août 1942. La rue Jean Letienne a été également baptisée en son honneur.

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